Nous avons choisi, pour le premier dossier de notre association nouvellement créée, de nous pencher sur les rapports entre l’être humain et les animaux.

 

Commençons par convenir que l’opposition mise en relief dans notre titre pourrait sembler artificielle et qu’il eut été plus juste de parler d’« animaux non-humains » plutôt que simplement d’animaux. Nous n’ignorons pas que la biologie décrit, depuis Darwin, l’humain comme étant un animal parmi les autres. Si nous avons, malgré cela, choisi de créer une telle séparation c’est que, outre qu’elle rendait le titre plus percutant, celle-ci correspond bien à ce qu’a été la vision humaine à travers l’Histoire. En effet, jusqu’à ce que le phénomène de l’évolution nous soit connu, qui pensait l’être humain comme un membre du règne animal ? Et, même après que ceci ait été décrit par Darwin et Wallace au XIXe siècle, peut-on dire qu’il fut immédiatement accepté que l’Homme n’était pas en-dehors du règne animal ?

La réponse est à l’évidence négative pour ces deux questions et c’est bien ce qui dicte nos travaux. L’Histoire est une science humaine, elle doit donc s’attacher à l’étude des humains du passé. Dès lors, pour ce sujet, c’est bien la perception et la vision des hommes et des femmes des différents espaces et époques que nous allons étudier qui nous intéresse. Et nous aurons déjà fort à faire avec ce cadre. En effet, que ce soit dans l’art, dans les activités économiques ou militaires, dans la sphère éthique ou dans bien d’autres domaines, les animaux ont occupé une place qui est loin d’être négligeable. Et la question de ce que doivent être ces rapports occupe encore une place importante dans l’actualité. Pensons, notamment, au récent scandale lié à certaines pratiques dans les abattoirs révélées par l’association L214, aux diverses associations visant la protection de l’animal ou à certaines organisations politiques telles le Parti Animaliste qui, sans faire des scores incroyables, a pu présenter des candidats dans bon nombre de circonscriptions lors des dernières législatives.

Ce sujet est vaste et ne peut être intégralement traité en un seul dossier. De plus, celui-ci étant le premier de notre association naissante, nous n’avons pu compter que sur la participation des premiers membres de celle-ci ou de contributeurs ponctuels possédant une formation universitaire en sciences humaines. Ceci a entraîné une surreprésentation de la période médiévale et de l’espace ouest-européen qui n’est représentative ni de l’étendue de ce sujet ni de la volonté de l’association. Nous sommes, malgré tout, persuadés de l’intérêt de cette thématique et espérons pouvoir revenir sur ce sujet ultérieurement pour le développer, peut-être dans de futurs dossiers.

 

Le comité de lecture d’Un Brin d’Histoire.

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